Et le collège dans tout cela ?

Que ce soit bien clair ! L’association Non à la Raze a été créée pour dénoncer l’incompatibilité d’une déchetterie à côté de structures consacrées à des activités culturelles, sportives et ludiques.
Depuis quelques semaines court une rumeur selon laquelle le collège ne se ferait plus à Lablachère.
Si on y apporte un certain crédit, deux théories semblent se dégager.Il s’agit d’une campagne « d’intoxication » menée par les défenseurs de la déchetterie à la Raze tendant à intimider l’association Non à la Raze et tous ses partisans. Elle sous-entend que notre obstination mettrait en danger la présence elle-même du collège. Spéculation ou intimidation. C’est l’hypothèse que nous privilégions.
Mais si ce n’est pas le cas ? Si cette rumeur s’appuyait sur des faits concrets ?
Petit rappel historique.
A la demande de Pascal TERRASSE président du Conseil départemental de l’époque et avec la confirmation de la CdC Beaume-Drobie, la commune de Lablachère réserve en 2011 sur le quartier de la Raze, un terrain de 10 000m² destiné au nouveau collège de la Beaume. (voir les courriers ci-dessous)
Cette intention est confirmée par son successeur Hervé Saulignac. Celui-ci annonce solennellement à Joyeuse le 6 septembre 2016, lors d’une rencontre avec toutes les parties prenantes dont le directeur départemental des services de l’Education : « les élèves feront leur rentrée dans un nouvel établissement en 2020, sur le site de la Raze à Lablachère à proximité du centre aquatique La Perle d’Eau ». (voir article ci-dessous)
Il est demandé à la commune de Lablachère et à la CdC Beaume-Drobie d’élargir le périmètre du projet par l’acquisition de parcelles supplémentaires. (voir courrier ci-dessous). Des subventions relatives aux voies douces desservant le collège sont attribuées en 2017 à la commune de Lablachère.
Sur ces entrefaites, la CdC Beaume-Drobie et le Sictoba décident de construire une déchetterie à la Raze.
Prudente, le 20 novembre 2017 la commune de Lablachère demande à Laurent Ughetto, le tout nouveau président du Conseil départemental, sa position sur la réalisation de ce collège à la Raze. Sa réponse est pour le moins curieuse (voir ci-dessous). S’il confirme l’intérêt du Département pour le site de la Raze, il demande néanmoins à ses services de rechercher « des possibilités foncières alternatives », incriminant l’Etat de vouloir mettre la barre environnementale trop haute.
Rappelons ici que l’emplacement du collège n’est pas sur le site Natura 2000 contrairement au projet de la déchetterie.
La rumeur serait-elle fondée ?
Les engagements officiels et formels de nos responsables politiques, les investissements financiers importants, le respect des phases de programmation (démarrage du chantier en 2019 pour une rentrée 2020) infirment cette présomption. L’exclure c’est discréditer les décideurs politiques au plus haut niveau du département depuis plusieurs années. C’est aussi se discréditer soi-même.
Le Conseil départemental ne peut prétendre découvrir au bout de 10 ans les contraintes environnementales présentes sur le site. Cela serait faire preuve d’incompétence inconcevable à ce niveau.
Alors quoi ? Une solidarité politique jusqu’au-boutiste ? Pas au détriment de la gestion raisonnée et cohérente du plan collèges 2020.
Compenser une commune dépitée de voir s’en aller les unes après les autres les forces vives de son village ? La compassion n’a pas sa place dans l’administration technique et financière d’un département.
Après les errements de la CdC Beaume-Drobie et du Sictoba sur la déchetterie, voici maintenant le tour du département pour le collège ?  Cette incurie serait-elle contagieuse ?  Que se passe-t-il derrière tout cela ?
C’est l’affaire de nos élus.
Mais quand même !  Il est franchement temps de revenir à la réalité et retrouver un peu de sérénité.

  • Courrier CdC Beaume-Drobie du 3 janvier 2012
  • Courrier Conseil Général du 20 novembre 2012
  • Courrier mairie de Lablachère du 10 décembre 2012
  • Article du Dauphiné Libéré suite réunion du 6 septembre 2016
  • Courrier Conseil Départemental du 29 novembre 2016

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