Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas !

Le rapport de la Direction Départementale des Territoires de l’Ardèche est fondamental. A lui seul il ferme définitivement la route à une déchetterie sur le plateau de la Raze à Lablachère.
Nous avons voulu nous assurer que ce document avait été porté à la connaissance de tous les délégué(e)s  de la CdC Beaume-Drobie et du Sictoba.
Aussi le 30 juin 2017 nous leur avons adressé à toutes et à tous un courrier et une copie de ce rapport.
Aucun(e) délégué(e)e de ces deux instances publiques ne pourra prétexter plus tard qu’il ne savait pas s’il venait l’idée saugrenue à leurs dirigeants de poursuivre tout de même ce projet chimérique.

rapport de la DDT

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Le Sictoba et son dernier édito : un pathétique imbroglio

Avez-vous lu l’édito du Sictoba de juin 2017 ? A défaut d’être intéressant, il nous interpelle et nous invite à s’y attarder quelque peu tant il démontre les faiblesses d’un président, dépassé par la situation et désemparé par l’ampleur d’un désastre annoncé qu’il a lui-même initié.
Citons : « C’est compliqué  d’assumer les déchets », « la communication sur ce sujet reste un exercice de funambule » « éviter tous les pièges au risque  d’être contre-productifs plutôt que constructifs ».
Une communication maîtrisée et efficace est certes un exercice difficile qui mérite un minimum d’application. Dans ce cas d’espèce le Sictoba ne pratique pas un exercice de funambule mais de somnambule.
Contre-productifs ? Oui sans aucun doute tant que les présidents du Sictoba et de la CdC Beaume-Drobie ne feront pas preuve de pragmatisme.
Autre extrait : « dix ans qu’on essaie d’installer une nouvelle déchetterie sur la zone de Joyeuse, et dès que nous trouvons un site, banderoles, associations et autres manifestations contre le lieu, pas de ça chez nous, chez les autres si vous voulez ! »
Si notre président du Sictoba peine devant la tâche et reconnaît des carences en communication, il semble passer maître dans l’art de la désinformation manipulatrice. Si ça fait 10 ans qu’il essaie d’installer une nouvelle déchetterie sur la zone de Joyeuse, ça fait 15 ans que la commune de Lablachère lui propose la zone d’activité de Serre de Varlet.
Par contre nous n’acceptons pas qu’il écrive publiquement « pas de ça chez nous, chez les autres si vous voulez ! » C’est une insulte aux élus, au conseil municipal de Lablachère, aux associations de défense de l’environnement, aux citoyens du territoire Beaume-Drobie convaincus de la nécessité d’une nouvelle déchetterie sur notre territoire et sur Lablachère. Le président du Sictoba ne fait pas preuve d’ignorance mais de mépris envers des lecteurs qu’il croit trop crédules.
La phrase sur les banderoles, associations et manifestations vise Non à la Raze et nous en sommes fiers. Pourtant le logo même de l’association « NON à la Raze – OUI à Serre de Varlet » dénonce le caractère mensonger des propos du rédacteur.
Enfin, nous avons gardé le meilleur pour la fin !
Citons : « on nous reverse des terrains pour créer des sites de déchets verts ; quand ils ne sont pas jugés par les services de l’état susceptibles d’être sur site Natura 2000, ils sont […] des coûts de terrassement dépassant largement la moyenne ».
C’est un comble ! Voilà qu’il se plaint qu’on lui reverse des terrains inadaptés !
Parlons-en ! Les coûts de terrassement du terrain destiné aux déchets verts à Rosières dépassent largement la moyenne ! Pourquoi l’accepte-t-il alors ? Pourquoi n’avoir pas fait le choix de Serre de Varlet allégé de tout terrassement ?
Mais le plus grave reste le silence coupable sur la nature du terrain de la Raze réservé à la déchetterie. Rappelez-vous notre article du 17 juin 2017 sur les recommandations des services de l’état : l’endroit est en Natura 2000 et les espèces et habitats présents sont d’intérêt communautaire prioritaire. Autant dire une cohabitation impensable avec une déchetterie.
Avez-vous trouvé dans cet édito ou même dans cette revue la moindre allusion à cette révélation ?
Nous avons plusieurs fois tiré la sonnette d’alarme afin que personne ne puisse dire qu’il n’était pas au courant. Le Sictoba va engager des frais exorbitants dans une entreprise qu’il sait vouée à l’échec. Ce n’est plus de la spéculation mais un gaspillage honteux de l’argent du contribuable.
C’est compliqué dit-il ? Oui, la tâche n’est pas toujours facile. Alors pourquoi l’embrouiller inutilement par un comportement perfide assorti de décisions incompréhensibles qui sèment le doute quand aux véritables intentions.
Extrait de cet édito : « Un jour un préfet nous disait : il y a trois sujets délicats […] et les déchets. »… Pas faux !! »
Un jour Tchouang-Tseu disait : « Savoir s’arrêter devant l’incompréhensible est la sagesse suprême »
Pas faux non plus !!

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Notre nouveau député n’est pas favorable à une déchetterie à la Raze.

Le nouveau député de notre territoire a été élu dimanche 18 juin 2017 au second tour des législatives.
Il s’agit de Fabrice BRUN.
L’association Non à la Raze s’en réjouit. Ne vous méprenez-pas ! Le parti qu’il représente est totalement étranger à ce contentement, l’association Non à la Raze a toujours revendiqué son statut apolitique.
Mais, Fabrice BRUN a affirmé haut et fort son opposition au projet d’une déchetterie sur le plateau de la Raze.
Lorsque nous l’avons questionné comme tous les autres candidats sur sa position à ce sujet, sa réponse a été claire et précise : «une déchetterie à la Raze [….]pas opportune ». « il est permis de s’interroger sur la cohérence du projet ». « …il est à craindre des conséquences notables sur la question de sécurité».
D’autre part considérant que la commune est le socle de la démocratie locale, il affirme que la proposition des élus de Lablachère doit être respectée par la CdC et s’imposer à tous.
Enfin, le candidat n’a pas hésité pendant sa campagne à soutenir l’association Non à la Raze sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous).
Voilà un atout de poids dans la lutte que nous menons pour infléchir la position des présidents de la CdC Beaume-Drobie et du Sictoba.
Faut-il compléter cette analyse en rappelant que les électeurs des communes administrées par ces deux derniers ont également pris position pour un candidat opposé au projet d’une déchetterie à la Raze ?
Nous ne manquerons pas de rappeler au député Fabrice BRUN ses engagements si son arbitrage s’avérait nécessaire.

 

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C’EST GAGNÉ – les services de l’état « très réservés » sur l’implantation d’une déchetterie à la Raze – un président du Sictoba malgré tout buté

Nous nous sommes procuré l’avis de la Direction Départementale des Territoires de l’Ardèche (DDT) sur le projet d’une déchetterie décidé par la CdC Beaume-Drobie et le Sictoba sur le plateau de la Raze.
Ce document de quatre pages est le compte-rendu d’une réunion de « pré-cadrage préalable de l’Autorité environnementale » sur le projet de déchetterie sur le secteur de la Raze à Lablachère, qui s’est tenue le 5 mai 2017 à Privas.
Tous les acteurs locaux du POS/PLU de Lablachère étaient présents : le Maire Jean-Luc Tourel, le président de la CdC Beaume-Drobie Alain Mahey et son vice-président Pascal Waldschmidt, le directeur général des services Benoit Perusset, le chargé de mission Guillaume Martinez, le président du Sictoba Christophe Deffreix et son directeur technique Jérome Gauthier.
Mais aussi les services de l’état comme la DREAL et les représentants de la DDT et de la DTSA chargés de donner leur avis sur le projet de déchetterie à la Raze présenté par le Sictoba.
Personne ne pourra prétexter qu’il ne savait pas.
Il s’agissait pour l’état de donner un avis sur le projet de déchetterie à la Raze présenté par le Sictoba. Nous vous rappelons que le POS actuel de Lablachère ne permettant pas la construction sur le plateau de la Raze, le Sictoba force le passage en utilisant la procédure de déclaration de projet.
Mais celle-ci, impactant une zone Natura 2000, est soumise à une évaluation environnementale plus ou moins sévère selon la sensibilité du site.
Pas de chance pour la CdC Beaume-Drobie et le Sictoba, cet endroit précis est classé intérêt communautaire prioritaire, c’est le niveau de sensibilité le plus élevé.
Extrait du rapport : « Le projet se développe sur un terrain accueillant l’habitat d’intérêt communautaire prioritaire […] Il s’agit donc du niveau de plus haute sensibilité.
« le projet semblant conduire à la destruction d’un habitat d’intérêt communautaire, il ressort des dispositions du code de l’environnement que le porteur du projet doit établir l’absence d’alternative et l’autorité publique ne peut autoriser le projet que pour des raisons impératives d’intérêt public majeur. Des mesures compensatoires doivent être prises […..] La Commission européenne devra en être informée ».
Et ce n’est pas tout !
« Le projet ne peut être autorisé que pour des motifs liés à la santé ou à la sécurité publique ou tirés des avantages importants procurés à l’environnement ou après avis de la Commission européenne, pour d’autres raisons impératives d’intérêt public majeur ».
Ainsi, il va falloir au Sictoba demander l’avis bien aléatoire de la Commission européenne.
Et comme si cela ne suffisait pas, les espèces potentiellement présentes sur le site exigent que le porteur du projet justifie :
« – qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante – que le projet ne nuit pas au maintien dans un état de conservation favorable des espèces – que le projet répond à l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou à d’autres considérations impératives d’intérêt public majeur ».
« Enfin il est important de préciser que la démonstration de l’absence de solution alternative doit appuyer l’obtention d’une dérogation d’espèces protégées. La dérogation à la protection des espèces est nécessaire à partir du moment ou le projet les impactes plutôt qu’à partir de leur présence sur l’aire d’étude ».
Les propositions alternatives de Serre de Varlet et du terrain de Joyeuse prennent ici toute leur importance.
Mais la conclusion du rapporteur ne laisse plus aucun doute sur la position des services de l’état sur le projet de déchetterie à la Raze. Elle est impitoyable :
«  – le site envisagé se caractérise par des sensibilités environnementales très fortes qui laissent présager des impacts environnementaux particulièrement élevés ;
-la zone d’étude ne parait pas correspondre au besoin (seront à étudier plus largement les accès, les abords etc…) ;
-la procédure à envisager au titre de Natura 2000 est celle qui est réservée aux impacts majeurs avec une information de la Commission européenne voire un avis de celle-ci ;
-la démarche itérative de mise en œuvre de la séquence éviter – réduire – compenser s’annonce particulièrement complexe (justification de la localisation, dimensionnement des mesures compensatoires le cas échéant).
« En conséquence, au regard des sensibilités environnementales très fortes et du risque très fort de contentieux, le porteur du projet doit être particulièrement vigilant sur la séquence éviter, réduire, compenser de l’évaluation environnementale qui peut notamment l’amener à se réinterroger sur la localisation de ce projet au vu des enjeux majeurs du site et de son calendrier. »
Tout est dit dans cette conclusion.
La CdC Beaume-Drobie et le Sictoba avaient connaissance de ce rapport depuis le 5 mai 2017. C’est très inquiétant au regard des réponses évasives d’Alain Mahey lors de la réunion publique du 30 mai 2017 et de l’absence du président du Sictoba ce soir là.
Le projet est voué à l’échec au regard de la présence d’espèces et d’habitants d’intérêt communautaire prioritaire. Si par hypothèse farfelue le projet recueillait un avis favorable, l’évaluation environnementale rallongera la construction de la déchetterie de plusieurs années. Plus grave encore, le dimensionnement des mesures compensatoires serait si important qu’il doublerait le coût du projet.
Alors disons-le haut et fort : CELA SUFFIT ! Rien, absolument plus rien ne justifie une déchetterie sur le plateau de la Raze. Seuls des irresponsables prétendraient le contraire.
Passer outre ces recommandations averties ne s’apparente plus à une recherche de crédibilité ou à de l’entêtement mais à de l’incompétence.
Si ce dossier était financé sur les fonds personnels des donneurs d’ordre on pourrait éventuellement s’en moquer, mais il s’agit ici d’argent public, notre argent, le votre celui de nos impôts. Et ces responsables ne peuvent s’arroger le droit de le dilapider ainsi.

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Une banderole Non à la Raze de nouveau bannie par les services du département

Les braves gens sensibles (ou pas) à la protection de la nature ou de leur environnement peuvent dormir tranquilles. La direction départementale des territoires veille sur eux et particulièrement un de ses agents assurément très consciencieux.
C’était déjà lui qui sévissait contre les banderoles mises en place aux entrées et sorties de Lablachère.
C’est encore lui qui par courrier en date du 8 juin 2017 menace des foudres pénales le porte parole de l’association Non à la Raze pour avoir dressé une banderole sur sa propriété privée.
D’une certaine manière cette omniprésence dissuasive et répressive rassure. La loi est scrupuleusement respectée grâce à la célérité d’un agent du département prompt à remettre le contrevenant dans le droit chemin.
Néanmoins ce zèle déployé ostensiblement nous gène un peu par son caractère disons … dirigé.
En est-il de même pour les innombrables affiches politiques, festives ou commerciales placardées un peu partout sur le domaine public. Ou pour certaines banderoles mises en place dans les ronds-points ou sur les voies commerçantes des communes voisines ?
Oui et avec la même détermination ! N’en doutons pas.
Notre banderole va être retirée dans les délais prescrits mais pour réapparaître sous une autre forme. En effet, cette méthode d’expression reste un moyen privilégié pour une association qui n’a pas les ressources médiatiques suffisantes pour faire entendre sa voix.

 

 

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